Le bassiste camerounais Richard Bona tourne définitivement le dos à son pays

 Le natif de Minta, dans le département de Haute-Sanaga région du littoral Cameroun, a décidé de façon in extremis, de tourner la page sur son pays d’origine. Sa première initiative, a-t-il annoncé, est de ne plus chanter en langue Duala dans ses prochaines compositions musicales.

Une résolution qui ne fait pas l’unanimité chez ses fans. Mais les signes initiative se sont fait ressentir dans son dernier titre « Allô Fokou » sortie le 3 juin 2020.

L’on se souvient également qu’il y a quelques semaines, l’artiste condamnait le manque de patriotisme de la part de ses compatriotes non sans évoquer les mobiles l’ayant conduit à adopter la nationalité américaine. Il révélait alors que « son passeport camerounais avait été falsifié avec la complicité des autorités diplomatiques camerounais ». Un dossier clos après mille et une démarche sans suite jusqu’ à ce jour.

Bona Pinder Yayumayalolo, plus connu sous le nom de Richard Bona, est un chanteur et bassiste americain d’origine camerounaise né le 28 octobre 1967 à Minta, Cameroun dans le département de Haute-Sanaga.

Il commence sa carrière en tant qu’instrumentiste, à Paris, puis à New York. Il se produit et enregistre en solo depuis 1999. En 2004, il est récompensé aux Victoires du jazz. L’année suivante, son album Tiki est nommé aux Grammy Awards. En 2012, Richard Bona reçoit le Grand prix jazz de la Sacem.

Outre la nationalité américaine, il possède également la nationalité portugaise (ce que le code de la nationalité camerounaise lui interdit théoriquement de façon stricte).

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